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Les collections



Archéologie

Les collections archéologiques du Musée de la Haute-Auvergne s’étalent chronologiquement du Paléolithique à l’Époque médiévale et géographiquement sur la partie orientale du département.

Le réchauffement climatique de notre planète il y a environ 15 000 ans, a permis aux hommes de la préhistoire de conquérir de manière durable les terres de cette région. Nous vous proposons de découvrir l’évolution de la société à travers dix sites archéologiques majeurs. Ainsi, vous partirez sur les traces des chasseurs-cueilleurs de Molompize, des peuples d’agriculteurs du néolithique qui inhument leurs morts dans des dolmens que l’on aperçoit sur la Planèze de Saint-Flour. Vous pourrez admirer les bijoux, les armes réalisés par les métallurgistes de l’âge du bronze et de l’âge du fer, rencontrer les Gallo-Romains qui exploitent des mines d’argent à Massiac ou les cultivateurs du plateau du Limon et leurs villages médiévaux.

Art religieux

Deux salles du musée sont consacrées à l’art religieux. Dans la chapelle privée des évêques, au plafond peint vers 1850 en l’honneur de l’Immaculée Conception, prennent place la statuaire religieuse du XIIe au XVIIIe siècle. Toute l’iconographie mariale est ici représentée avec les vierges en majesté, les pietàs, les vierges à l’Enfant et une rare vierge de la Pentecôte. Dans le chevet, trône le remarquable saint Pierre en majesté datant du deuxième quart du XIIe siècle provenant de l’église prieurale de Bredons, dépôt de la commune. Des vitraux, huit panneaux en chêne polychrome du XVIe siècle représentant saint Antoine, saint Jean-Baptiste, saint Pierre, saint Jacques le majeur et des anges portant les instruments de la passion, contribuent à la sérénité qui émane de ce lieu.

Saint Roch, saint Dominique, saint Antoine, saint Flour en majesté du XIVe siècle et des miséricordes (sièges de stalles) du XVe siècle attestent du passé religieux de la cité.

Le musée permet également d’accéder à la salle capitulaire, propriété de l’Etat, qui présente le trésor de la cathédrale. Vous y découvrirez de nombreuses pièces d’orfèvrerie religieuse, des statues de saints, mais aussi le très bel ornement du Roi en soierie lyonnaise brodé de fil d’or offert par Louis Philippe à Monseigneur de Marguerye au XIXe siècle. Enfin, cette salle arbore sur ces murs la galerie non exhaustive des évêques qui se sont succédé sur le siège épiscopal de Saint- Flour ainsi que ceux natifs du diocèse mais ayant exercé dans un autre diocèse.

Beaux-Arts

Au fil des salles, le musée propose de découvrir une partie de ses collections Beaux-Arts qui contiennent des œuvres aussi riches que diversifiées. La peinture religieuse est issue des édifices désaffectés de la ville. Elle se déploie dans les salles d’art religieux et accompagnent la statuaire et le mobilier. Mais le musée possède également de nombreuses œuvres de peintres régionaux. Ainsi, Jean-Louis Charbonnel (1848, 1885), issu du courant réaliste, est l’auteur d’une Vieille Sanfloraine plus vraie que nature avec sa coiffe à trois rangs de tuyautés et son air austère. Victor Fonfreide (1872-1934) quant à lui, peint avec tendresse et nostalgie des portraits d’auvergnats et d’auvergnates dans des couleurs chaudes et vives : aquarelles rehaussées de craies. Enfin, le peintre le plus représentatif des collections du musée est Edouard Onslow (1850-1904). Né à Blesle et enterré à Saint-Flour, il a peint de très nombreuses scènes de genre qui renseignent sur la vie quotidienne des paysans à la fin du XIXe siècle. Il est également le peintre des notables et des religieux de la région qui lui commandaient des portraits dont de nombreux sont toujours dans les familles des descendants.

 

Costumes et bijoux

Des tableaux, des photographies et des textiles, montrent les toilettes que portaient les femmes au XIXe siècle et jusque dans la première moitié du XXe siècle. Ils correspondent au rang social de chacune.

Sur les photographies présentées, les vêtements portés par les villageoises et les villageois étaient vraisemblablement ceux utilisés le dimanche et pour les grandes occasions (baptême, mariage, enterrement, conscription, bal, passage chez le photographe…). Les femmes utilisaient généralement une coiffe et lorsqu’elles sortaient dans la rue, elles ajustaient un chapeau (une pailhole) sur la coiffe. Lors des grandes circonstances, elles se paraient de leurs bijoux : boucles d’oreilles, sautoirs (longues chaînes), broches, camées, croix Jeannette, esclavages, montres de gousset, saint-esprits.

 

Mobilier

Une cinquantaine d’éléments du mobilier rural (coffres à sel, armoires, vaisseliers, bancs-coffres marchepied, berceau, lits mi-clos, maie) dont les dates d’élaboration s’étalent entre le XVIe et le XIXe siècle, présente les différents types de meubles cantaliens. Ce riche ensemble, cohérent, puisque puisé à même le terroir, compte parmi les plus importantes collections publiques de France.

Les meubles auxquels nous attribuons aujourd’hui des rôles de rangement très appropriés au linge, à la vaisselle ou à la nourriture, avaient une destination beaucoup plus large. Mais leur fonction première était avant tout de resserrer, de protéger, le plus souvent sous clef, les biens essentiels à la vie. C’est ce dont témoignent les inventaires : fils de chanvre, outils en fer, récipients de cuivre, sel, grain, pèses de lard ou jambons, … et, quand même, vêtements, titres, papiers et parfois livres.

 

Musique

Au fil des siècles, la musique et la danse ont toujours fait partie de la culture des Hauts-Auvergnats, à croire qu’elles demeurent inscrites dans leurs gènes. Une vingtaine d’instruments de musique, datant de la seconde moitié du XIXe siècle dont le plus emblématique : la cabrette, sont exposés. Les tableaux du peintre Edouard Onslow permettent d’observer deux scènes de bourrée avec un cabrettaïre : l’une se passe dans une auberge et l’autre à l’extérieur.

Le violon était très populaire dans les bals du Cantal et pour conduire le cortège de la mariée. Son succès résidait dans sa forte sonorité qui lui octroyait la capacité de se faire entendre dans le brouhaha d’une salle de bal ou à l’extérieur.

Quelques accordéons diatoniques, (italiens et français) collectés dans le Cantal, montrent la vitalité de la musique à danser dans le milieu rural au début du XXe siècle.

Trois vielles à roue, dont une datant du XVIIIe siècle, complètent la collection.

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